• Défi Création "Poème"

     

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  • Un poème de Michel Saint Dragon

    Son blog ici

     

    Dormir enfin 

     

    Encore une nuit à vau l’eau

    Trois du mat’ je craque

    Va que j’dors toujours pas

    Ça me détraque j’me braque

    Être insomniaque c’est démoniaque

     

    Fatigué dans mon lit, je cherche pourquoi l’insomnie

    Puis dans les méandres de ma mangrove de matière grise

    je réalise que la raison pour laquelle je ne dors pas est le manque de rêve.

    Le rêve manquant maintient ma cervelle en éveil mode veille quelle merveille.

     

    Et moi je rêve de dormir.

     

    Alors. J’essaie je soupire je respire j’expire, j’exige un rêve.

    Soudain une cascade limpide lape l’aplat de ma nuit,

    elle dessine une aquarelle et tout s’irise, d’arcs en frises, plus d’arcanes plus d’archives.

    Une ondée rêvée caresse l’entrée de ma conscience.

    Je suis éclaboussé semi conscient.

    Puis je m’invente mer bonace.

    M’investis cours d’eau et trace.

    Je cours coule et roucoule mon clapotis, je clapote et mon clapot capote.

    Je viens et vais résiste aux pierres gravées, je me sens ruisseler mes cinq sens esseulés.

    Je suis ce cours d’eau, changeant, s’étendant, s’étirant,

    tourbillonnant tournant le long de sa course s’adaptant au solide et à l’air,

    modifiant son chant s’étalant vivement dans la terre.

    Eau de vie entière. Féline fluide cristalline et fière.

    Fougueuse traversant les fresques.

    Bruissante et vibrante, hardie et enivrante.

    Impétueuse, puis tranquille et patiente.

    Cours d’eau je jaillis, fuis la source insomnie

    vers les alluvions en une vagues de vie

    Des histoires de boue, une libellule volant

    de légers remous à sons de bulles spitant,

    Caressant les flancs d’un banc de poissons frayant.

    Ici, une oasis de calme.

    Sous l’intermittence d’une brise, des feuilles d’une branche dansent,

    caressent ma surface, et cette brasse

    est une mélodie, et cette mélodie est une berceuse,

    et sous ces bruits , à travers la strie

    de feuilles léchant mon étendue fuyante,

    je deviens doucement, de ce dessin, le mouvement.

    Je sens ce rêve m’engloutir, et plouf, je plonge dans le printemps du sommeil.

     

    Défi poésie


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